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Pauses actives en classe: outils concrets pour rebooster le niveau attentionnel et la motivation des élèves.

  • Français

Cette sensibilisation s’adresse aux enseignant.e.s d’écoles maternelles, primaires et secondaires. Nous abordons dans un premier temps quelques notions théoriques concernant le fonctionnement attentionnel (concentration) et mnésique (apprentissage), la différence entre une difficulté attentionnel et un trouble attentionnel, le concept de stimulation en classe, etc.
Nous réalisons ensemble une série d’exercices concrets de pauses actives que les participant.e.s pourront ensuite transférer dans leur classe afin qu’iels en ressentent les effets. Certains exercices se centrent sur la motivation des élèves, sur leur respiration, sur l’exploration sensorielle… Et sont bien sûr adaptés en fonction du degré dans lequel les participant.e.s enseignent.
Lors de la dernière partie, nous réfléchirons ensemble au transfert concret de ces exercices dans une classe et aux principes à respecter pour leur bon maintien dans le temps.
Background théorique 
 Le fait d’être disponible sur le plan attentionnel est un prérequis inconditionnel pour réaliser un apprentissage explicite, ce qui est le cas des apprentissages demandés aux élèves en classe qu’ils soient en maternel, en primaire ou en secondaire. Or le niveau de disponibilité attentionnel des élèves qui composent une classe dépend de plusieurs facteurs. L’heure de la journée (concentration plus difficile en fin de matinée ou l’après-midi notamment), le fait d’avoir deux heures de cours d’affilée, l’effort attentionnel qui a été demandé lors du cours qui a eu lieu juste avant (il est souvent plus difficile de se concentrer après deux heures de mathématiques qu’après deux heures de sport par exemple) ou encore la façon dont un enseignant stimule sa classe pendant un cours sont autant de facteurs qui impactent significativement le niveau attentionnel d’une classe.
Les enseignants sont souvent bien au fait de cette importance de la concentration dans les apprentissages, et sont en général tout à fait capables d’estimer où en est leur classe sur le plan attentionnel à un instant T, mais ils disent souvent aussi être peu outillés concernant la capacité à agir sur le niveau attentionnel des élèves. En dehors des moments de pauses fixés à l’avance et qui structurent une journée d’école (inter-cours, récréation, pause du midi), ils ne disposent souvent pas d’outils spécifiques pour s’adapter à un groupe classe sur le moment même, ce qui résulte soit en pause inactive, par exemple entre deux heures d’un même cours, soit en l’absence de pause.
Un nombre croissant d’études montrent pourtant un impact significatif des pauses actives non seulement sur le niveau attentionnel des élèves mais également directement sur les apprentissages académiques et sur leur comportement (diminution des comportements perturbateurs), et ce grâce à des pauses actives relativement courtes (selon une revue systématiques qui synthétise les résultats de 19 études l’effet semble meilleur avec une pause active de 5 à 10 minutes qu’avec une pause active de 20 minutes).
Suite à ces résultats il semble très intéressant d’outiller les enseignants pour qu’ils puissent proposer différents outils de pauses actives non seulement entre deux heures d’un même cours mais aussi de façon spontanée, lorsque le groupe classe ne semble plus suffisamment attentif.
 Voici quelques exemples de pauses actives (certains pour les maternels/primaires, d’autres pour les secondaires) :
-       la cohérence cardiaque et les exercices de sophrologie
-       Étirements et auto-massage
-       Recentrage sensoriel
-       la pause en 3 temps derrière la chaise (échauffement, exercice physique simple, recentrage)
-       body scan (par exemple pour les maternels/primaires avec le petit nain en balade : l’enseignant raconte une histoire dans laquelle une chenille se déplace sur et dans le corps des enfants. Ceux-ci doivent imaginer le passage de la chenille aux endroits cités)
 En parallèle des outils de pause active, une bonne compréhension de ce qu’est la concentration et des impacts de celle-ci dans les apprentissages semble importante à acquérir. Comprendre la différence entre les difficultés de concentration et leurs causes possibles (ex : fatigue normale liée au travail en classe, environnement bruyant…) et les troubles de la concentration et leurs causes possibles (TDAH, anxiété, trouble du sommeil…) permet aussi d’être plus adéquat dans sa manière de donner cours. Conscientiser le fonctionnement attentionnel, et de façon plus précise aborder le concept de niveau de stimulation attentionnel, c’est aussi comprendre l’impact des différentes stratégies que l’enseignant va mobiliser pour capter l’attention de ses élèves (comme le fait de proposer des contenus variés, d’occuper de l’espace et de bouger devant le tableau, de faire réagir les élèves régulièrement, de faire varier le ton de la voix). L’objectif sera donc d’augmenter non seulement la qualité de la transmission pédagogique mais également le sentiment de compétence des enseignants. Enfin, à travers l’amélioration des capacités attentionnelles en classe, c’est aussi le comportement des élèves qui est amélioré.

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